• Elle survient généralement chez des femmes qui ont eu une très forte réponse ovarienne au traitement de stimulation (beaucoup de follicules en échographie et plus de 20 ovocytes à la ponction). En réalité, les cycles de FIV sont à la limite de l’hyperstimulation, dès lors que la réponse à la stimulation est forte.

    Elle est plus fréquente chez les patientes les plus jeunes, chez celles qui présentent au départ une dystrophie ovarienne (gros ovaires avec de multiples petits kystes), et un profil hormonal associant une élévation des hormones AMH (>5 ng), LH (>10 mUI) et testostérone (>0,60 pg).

    Elle correspond :

    A une augmentation très importante de la taille des ovaires

    A une rétention d’eau. Lorsque cette rétention est très importante, elle peut s’accompagner de déséquilibres de la composition du sang, graves s’ils ne sont pas corrigés, et d’épanchements de liquide dans l’abdomen (ascite), parfois autour des poumons.

    Il existe plusieurs degrés d’hyperstimulation.

    Au degré 1, il y a simplement prise de poids qui ne nécessite qu’une simple surveillance et le repos.

    Au degré 3, l’hospitalisation est indispensable, quelquefois en réanimation, pour corriger les déséquilibres par des perfusions et pour une surveillance intensive en cas d’épanchements liquidiens importants ou de défaillance rénale.

    La fréquence de l’hyperstimulation sévère est de moins de 2% des cycles en FIV.

    Quand commence une hyperstimulation ?

    Elle peut commencer pendant la stimulation, mais elle ne peut devenir sévère que si l’on déclenche l’ovulation par Gonadotrophines Chorioniques ou Ovitrelle. Par conséquent, l’attitude de prudence qui consiste à annuler les cycles hyperstimulés permet une prévention efficace. Les symptômes apparaissent le plus souvent après la ponction et tout particulièrement en cas de grossesse.

    Quand suspecter une hyperstimulation ?

    Le meilleur critère est la prise de poids. Au-delà de 3 kilos, on entre dans le cadre des hyperstimulations sévères.

    En dehors de la prise de poids, c’est la sensation de gonflement, de gêne abdominale, avec augmentation du tour de taille, voire de gêne à respirer qui sont les meilleurs symptômes.

    Si vous êtes dans un cadre tel que celui-là, n’hésitez pas à retourner voir votre gynécologue ou votre centre en urgence. Un bilan sanguin et une échographie s’imposent rapidement. Puis selon la gravité une simple surveillance à domicile ou une hospitalisation seront décidées.

    Comment traiter une hyperstimulation ?

    Les hyperstimulations modérées ne nécessitent pas de traitement, en dehors du repos. Les formes sévères nécessitent une hospitalisation avec correction des anomalies par des perfusions, ou par des ponctions d’ascite ou de plèvre. Dans la plupart de cas un traitement anticoagulant est aussi instauré.

    Comment évolue une hyperstimulation ?

    L’hyperstimulation guérit toujours toute seule dans un délai de 15 à 30 jours. Ce délai peut être plus long en cas de grossesse.

    Quels sont les risques ?

    Avec les traitements actuels, les risques sont minimes, même si le désagrément et l’inconfort peuvent être importants. Depuis le début de la Fécondation In vitro, aucun cas mortel n’a été rapporté en France. Le risque principal est thromboembolique (formation de caillots dans les veines), d’où la mise fréquente sous anticoagulants.

    Source : http://www.fiv.fr


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